Julie

Activités improbables

Dans Nouvelle-Zélande, Vie quotidienne le 3 mai 2010 à 4 04 50 0550

Il y a des choses que, en France, vous ne me verrez jamais faire. Des choses qu’on fait à l’étranger, qu’on n’aurait jamais faites dans son pays d’origine. Le dépaysement, le fait de ne connaître pratiquement personne… on se lâche. On devient méconnaissable.

J’en connais qui s’inquiètent : rassurez-vous ! Du saut à l’élastique, en parachute, du rafting, du surf… j’en aurais fait en France, évidemment. D’ailleurs certaines de ces choses sont au programme. Et je ne dirais pas non à une petite via ferrata ou de l’hydrospeed non plus. Tout ça, je l’ai fait pour la première fois ici juste parce que ça fait partie de la culture locale. Et que j’en avais envie. Mais ce sont des activités tout à fait “probables” pour moi, pas de quoi s’inquiéter.

Là où c’est plus délicat, par contre, c’est que dimanche… j’ai joué à la pétanque.

Pour de vrai, dans un tournoi. Amical, certes, mais un vrai tournoi de pétanque. Le soleil, le pastis, l’accent, tout y était. Manquait plus que les cigales (ça reste l’automne, ici).

C’est une association de Français d’Auckland qui organise ça une fois par an. Et comme il faisait beau, j’y suis allée, voilà tout. Donc, pour la première fois de ma vie (et je ne prévois pas qu’il y en ait beaucoup d’autres), j’ai joué aux boules. En Nouvelle-Zélande. Moi je trouve ça comique.

Je trouve ça un peu ironique, voire un peu triste, aussi. Parce qu’on est Français, on se retrouve pour jouer à la pétanque ? Alors que c’est une chose qu’on ne fait jamais en France ? Bonjour les clichés !!

Au moins, le bungy, ça avait un peu de sens. Le pays où le bungy a été développé et popularisé, etc. Le rafting, quand on voit la beauté des rivières de Nouvelle-Zélande, c’est tout à fait normal. Comme toutes les autres activités estampillées “adrénaline” d’ailleurs. Comme toutes les randos, toutes les promenades à la découverte des paysages de ces îles.

Enfin, cette humiliation (car, ne nous leurrons pas, si j’ai en moi de quoi sauter d’un pont avec un élastique attaché à mes chevilles, pour ce qui est de lancer une boule au plus près d’un cochonnet, c’est une autre affaire) a été de courte durée, je suis vite rentrée dans mes pénates, boire du vin kiwi en compagnie de mes Kiwis de colocs, et commencer à réfléchir à mes vacances en pays kiwi (j’ai pas encore tout vu, il faut y remédier). Et, régulièrement, je lève la tête, vérifier que One Tree Hill est toujours là, on ne sait jamais.

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